vendredi 30 janvier 2009

NON-PHILOSOPHIE > Néo-philosophie

L'europanalyse discerne dans la non-philosophie laruellienne un déconstructionnisme généralisé qui certes fait arrêt aux dérives néophilosophiques, par exemple deleuziennes et derridiennes, mais au prix d'une situation structurellement duale, comme bloquée, entre l'Un et l'occasionnal. Point ici de langage en profondeur de réel, la non-philosophie sépare la philosophie et les sciences en intercalant entre deux l'essence de science. A défaut d'endoconceptualisation et d'endoconception travaillant en impression, il est juste proposé de réduire puis de consommer autrement (unilatéralement) l'éclatement culturel. Si indéniablement la démarche n'est plus philosophique et circulaire, cela donne au mieux une pensée composite. Tandis que l'europanalyse – pensée mystique - œuvre et invente dans l'immanence même. (2001)

PROBLEMATIQUE > Intuition

Contrairement à ce qui se passe en Europe philosophie, l'invention europanalytique n'installe pas de problématiques. La pensée ordinaire se vit sans étonnement et sans problématisation lorsqu'il s'agit de l'ordinaire antéprédicatif du monde-de-vie de la pensée. En réalité toute problématique est l'indice extériorisant d'une emblématique en interne. La structure de l'emblème - que déforme et projette le problème - se donne en intuition. L'intuition-de est un avatar culturel d'un dans l'intuition. L'intuition emblématisée est une non-dimension en qui doit se structurer l'invention, invention qui structure en même temps l'intuition. Ainsi l'évidence se vit en immédiateté pleine et non pas comme vision objectivante d'une surface. (1999)