lundi 13 avril 2009

VIE > Pensée

La pensée est la Vie. Depuis Platon jusque Husserl, via Kant et Hegel, le statut de la pensée est de produire l'unité du divers. Une pensée non idéalisée, par contre, et qui procède d'un état d'époché dépassé (ou non-husserlien) habite en l'écumène Un, qui est le réel au sens absolu du terme. La pensée vit dans le réel parce que ce réel interne fait Krisis, s'analyse, s'évide, s'envisage en l'interne nommé In. Chaque homme s'envisage comme theoros, en l'europe. Par là, chacun provient de l'empathie transhumaine saturée, cette europe protophorique qui, faisant creux incisif absolu, échappe aux excisions idéalisantes du philosophique. En europe, il n'y a pas de problèmes alors que le grec les suscite. L'écumène d'europe est l'emblème transparent du vrai réel interne. En somme l'éprouvé écuménal d'europe fait Un d'In sans unification de quoi que ce soit par une "pensée" agissant de l'extérieur. L'évidence de l'Un d'In est vécu pur qui est pensée. La pensée demande donc d'être radicalement démécanisée. La pensée native est la force du vivre pur : connaître est co-naître. En ce contexte absolu agît l'instinct de science qui est doté d'un pouvoir de précession sur les sciences distinctives, ou sciences scientifiques. L'effroi normal affecte la situation humaine, et non pas simplement l'habituel étonnement vécu par les philosophes. C'est dans la transparence panique que la connaissance est éveil humain, ou co-naissance. L'analyse de soi, en l'In d'Un européen, est préséance absolue sur le statut occidental de la pensée comme opération d'unification. (1990)