lundi 17 novembre 2008

PENSEE > Lebenswelt

Selon Husserl, dans la Lebenswelt (monde la vie) se synthétisent antéprédicativement les énoncés. Cependant, en un sens, ces synthèses passives demeurent temporalisées et donc associatrices, occultant un antéprédicatif de la pensée elle-même, un monde-de-vie de la pensée proprement irréductible (l'épochè au sens husserlien ne la regarde plus). La différence néotico-noématique est relativisée. D'ailleurs les pensées de Husserl ne sont pas seulement thématisantes ; elles pratiquent aussi l'auto-analyse (s'ôtent les unes les autres en se creusant) sans jamais se boucler en système. Un continuum auto-analytique est palpable, constitutif de l'écriture de Husserl, mais sans laisser émerger complètement l'essence interne ou affective de la pensée. (1999)